Dimanche, lex-club de lArmée rouge na en fait que confirmé cette tendance. Grâce à lintelligence de leur entraîneur Ettore Messina et leur collectif à toute épreuve (six joueurs à plus de 10 points), les Moscovites nont fait quune bouchée du Maccabi Tel Aviv. Une démonstration qui permet au CSKA de devenir, avec ce sixième sacre, la deuxième équipe la plus titrée de lhistoire, derrière le Real Madrid (8). Aujourdhui, un constat simpose : le coup détat de 2006 nétait finalement quun passage de témoin. A lépoque, le CSKA, qui avait battu le club nation en finale, avait surpris tout son monde en empêchant la formation israélienne de réaliser le triplé et de remporter ce qui aurait été, là aussi, un sixième titre.
Plus quun coup détat, cétait en fait le début dune dynastie. Depuis, le CSKA, qui a su garder ses joueurs clefs et conserver son entraîneur de génie qui sera dailleurs encore là la saison prochaine, est devenu léquivalent du Maccabi lors de ses belles années : une machine à gagner. Malgré un échec de deux petits points contre le Pana lors de la finale 2007, le CSKA na jamais douté de son talent. Sans équivalent en terme deffectif avec des joueurs comme Siskauskas, Papaloukas, Smodis, le naturalisé américain JR Holden et des extra-communautaires très solides, les Russes faisaient figure de grands favoris à Madrid pour le Final Four. Ils nont pas raté leur rendez-vous. Auteurs dune saison très homogène avec seulement 5 défaites en 22 matches, ils avaient passé le Tau Vitoria en sappuyant sur leur expérience en demi-finale. En finale, ils ont profité des faiblesses du Maccabi.
Six titres, deux en trois ans
En pleine reconstruction, le champion dIsraël a compensé ses lacunes dans le jeu par un formidable mental pour arriver jusquen finale. Ce formidable état desprit na pas été suffisant contre le CSKA. Après être resté vivant grâce tout dabord à lactivité dEsteban Batista puis à la réussite du vétéran Will Bynum, le Maccabi a cédé après la pause. Deux trois points de J.R. Holden, lhomme des grands matches qui avait déjà remporté le titre de champion dEurope avec la Russie en septembre dans cette salle, un festival de Landgon derrière la ligne (21 points à 4 sur 5 aux primés) avant une défense de fer des Moscovites au début de la dernière période ont mis un terme aux espoirs du Maccabi.
Le match moyen de Siskauskas, très en dedans par rapport son nouveau statut de MVP de la saison, naura rien changé à la donne. La multinationale russe était beaucoup trop bien armée avec donc Langdon (21pts), le MVP de la finale, Holden (14), Andersen (13), Smodis (13) et, évidemment, Papaloukas (12). Avec cette pléiade de stars et Messina encore sur le banc, il a fort à parier que le CSKA sera encore de la partie la saison prochaine.
CSKA MOSCOU - MACCABI TEL-AVIV 91-77 (22-21, 20-20, 21-16, 28-20)
CSKA Moscou : 25 paniers (dont 11 sur 27 à trois points) sur 58 tirs - 30 LF sur 35 - 34 rebonds (Smodis 8) - 15 passes (Papaloukas 4) - 9 balles perdues - 22 fautes personnelles
Marqueurs: Papaloukas (12), Zisis (0), Smodis (13), Siskauskas (13), Holden (14), Andersen (13), Langdon (21), Goree (2), Van den Spiegel (3), Khryapa (0)
Maccabi Tel-Aviv : 26 paniers (dont 5 sur 18 à trois points) sur 57 tirs - 20 LF sur 26 - 34 rebonds (Batista et Morris 7) - 9 passes (Bynum 4) - 16 balles perdues - 31 fautes personnelles
Marqueurs: Bynum (23), Sharp (0), Vujcic (2), Eliyahu (0), Morris (13), Casspi (9), Garcia (2), Bluthenthal (5), Batista (14), Halperin (9)