| Une nouvelle technologie pour le nettoyage des débris spatiaux |
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Le traité de lespace des Nations Unies, relatif à lexploration et à lutilisation pacifique de lespace extra-atmosphérique, a été ratifié en 1967. A lépoque, la prise de conscience du problème posé par les débris spatiaux nétait pas répandue, et par conséquent, il nexiste toujours pas, à lheure actuelle, une définition internationalement reconnue du terme de "débris spatial". On entend par là tout satellite arrivé en fin de vie, les objets libérés dans lespace au cours de missions, les fragments résultant de collisions, explosions ou détérioration de satellites actifs. En orbite basse, la vitesse des objets en orbite atteint 7,5 km.s-1. Sachant que cette orbite est principalement utilisée par les satellites commerciaux de communication, de surveillance militaire et de surveillance terrestre, on comprend aisément les risques encourus suite à la présence de débris spatiaux. Bien que les collisions constituent à lheure actuelle la plus petite source de création de débris, le syndrome de Kessler est une réaction en chaîne quil convient de considérer très sérieusement. Kessler stipulait en effet, en 1991, quà un moment donné, le volume des débris spatiaux en orbite basse atteindrait un seuil au-delà duquel la probabilité dimpact entre objets en orbite et débris serait telle que le nombre de débris et la probabilité des impacts augmenteraient de façon exponentielle. Dans le pire des scenarii, ceci pourrait résulter en la quasi impossibilité de continuer lexploitation des orbites basses pendant plusieurs générations. Laccumulation des débris, estimée croître à hauteur de 5% par an, pourrait à terme gêner les systèmes de communication satellitaire, sans parler de laugmentation des risques de collision. Rappelons entre autres la collision survenue le 10 février 2009, à 790 km daltitude et à une vitesse de 42.000 km.h-1, entre un ancien satellite militaire russe, Kosmos 2251, et un satellite de communication américain de la constellation Iridium. Environ 1 400 débris ont ainsi été créés. Des simulations informatiques, à partir de lobservation de la population de débris, prévoient huit à neuf collisions de la sorte au cours des 40 prochaines années. 2. Comment réduire la population des débris spatiaux Pour répondre aux problèmes de collision entre débris et satellites, plusieurs solutions sont envisageables : Sur le long terme, la solution au problème nécessitera la diminution de la quantité dobjets créés et lenlèvement des débris dores et déjà existants en orbite. Plusieurs méthodes denlèvement des déchets ont été proposées (dont lutilisation dun appareil robotique à partir dun engin spatial, permettant de tirer un objet vers une autre orbite ou lobligeant à ré-entrer dans latmosphère de façon destructive). Cest cependant la méthode mise au point par une équipe de scientifiques de lUniversité du Surrey, au Royaume-Uni, qui a retenu lattention. 3. CubeSail technology Dans le cadre dun projet financé par la société spatiale européenne EADS Astrium, léquipe de scientifiques du centre de recherches spatiales de lUniversité du Surrey a conçu un nanosatellite équipé dune voile permettant de désorbiter les équipements spatiaux en fin de mission. Composé de trois cubes de 10 cm de côté, empilés les uns sur les autres, et contenant une grande voile souple en film métallisé de 25 m2, CubeSail pèse moins de 3 kg et peut être aisément intégré à divers types de satellites ou objets divers à désorbiter, dans la limite de 500 kg. Ce sont ses dimensions qui confèrent à CubeSail la dénomination de "nanosatellite". Inspiré de la voile solaire, un système de propulsion qui utilise la pression exercée par les photons sur une grande surface réfléchissante pour fournir une poussée au satellite dans un premier temps, CubeSail utilise ensuite la résistance à lair, extrêmement raréfié, pour réduire la vitesse de lengin à désorbiter et accélérer sa descente. En effet, en ralentissant le mouvement de lengin spatial, celui-ci va être transféré vers des orbites de plus en plus basses où il finira par brûler dans les hautes couches de latmosphère. Le premier vol dessai est prévu courant 2011 et sil savère concluant, Sir Martin Sweeting, président de Surrey Stallite Technology Ltd (SSTL), assure déjà envisager de monter le dispositif sur tous les futurs satellites du SSTL. CubeSail ne serait plus un satellite indépendant mais ferait alors partie intégrante dun gros satellite et servirait à le désorbiter en fin de vie. Source de larticle : http://www.synergy-space.com/index.php/science-et-finance/espace/1493-une-nouvelle-technologie-pour-le-nettoyage-des-debris-spatiaux |



