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Le trou d'ozone préserve la couche de glace de l'Antarctique
/* */ La situation est paradoxale : dans le contexte d’un réchauffement climatique global, la quantité de glace sur les rives de l’Antarctique augmente. Cela s’explique par l’influence du trou d’ozone situé à  proximité du Pôle Sud, a indiqué Alexandre Klepikov, de l’Institut de recherche arctique et antarctique, lors de la conférence "Etudes marines des régions polaires terrestres durant l’Année polaire internationale". "En 30 ans d’observations, ce qui ressort des données satellitaires, c’est une augmentation des glaces de plus de 4% dans l’Océan austral qui
entoure l’Antarctique, a noté Alexandre Klepikov. Dans le même temps, la quantité de glace dérivante n’a cessé de baisser au Pôle Nord: en 2007-2008 a été fixé le minimum historique de glace arctique de toute l’histoire des observations. Alors même que l’on enregistrait au Pôle Sud des processus contraires.

Selon ce chercheur, l’augmentation de la quantité de glace n’a pas été la même dans toutes les régions du littoral antarctique, la progression la plus importante de la surface de glace ayant été observée dans la mer de Ross, dans la partie occidentale du secteur Pacifique de l’Antarctique. Dans le même temps, on a observé dans la région de la mer de Bellingshausen une tendance opposée: une baisse de la surface de la couverture glaciaire.

Ce scientifique russe a cité une étude menée par des chercheurs britanniques qui, à  l’aide de simulations mathématiques et d’une analyse des données météorologiques, ont montré qu’une tendance à  l’augmentation de la glace pouvait être liée à  ce que l’on appelle l’anomalie ozonale dans la région du Pôle Sud. La baisse de la concentration d’ozone au-dessus du Pôle Sud conduit à  un refroidissement des couches supérieures de l’atmosphère et, au final, à  un renforcement du tourbillon circumpolaire - les vents soufflant le long du littoral de l’Antarctique. Ces vents protègent l’Antarctique de l’action de l’air environnant, plus chaud.

C’est ce mécanisme, selon Alexandre Klepikov, qui explique en partie la destruction anormalement rapide du glacier Larsen, sur le plateau continental: les vents, qui se sont renforcés, ont pu franchir les sommets de la péninsule antarctique et apporter au final, de l’air chaud à  ce glacier.


Source de l’article : http://www.synergy-space.com/index.php/science-et-finance/environnement-/1481-le-trou-dozone-preserve-la-couche-de-glace-de-lantarctique
 
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