| Certains champignons s'adaptent selon la partie des plantes qu'ils infectent |
Le champignon Ustilago maydis est capable dinfecter différentes parties de la plante de maïs. Pour se propager, il a toutefois besoin de tissus capables de se diviser. Le champignon sintroduit dans les cellules de la plante à  travers la paroi cellulaire sans la détruire. Il stimule ensuite la cellule hôte afin quelle se divise. Les tissus des feuilles, des tiges et des fleurs de maïs étant biologiquement distincts, le champignon doit sadapter à  la spécificité de chaque groupe cellulaire et adapter ses stimuli protéiniques en fonction. Cest lhypothèse quont émise Virginia Walbot de lUniversité de Standford (Etats-Unis) et Gunther Döhlemann de lInstitut Max Planck de microbiologie terrestre de Marbourg (Hesse). "Ustilago maydis reconnait dans quel organe il se trouve. Lagent pathogène produit, selon le type de tissus, différentes protéines. La production de certaines est renforcée, celle dautres diminuée", explique Gunther Döhlemann. Les biologistes ont ainsi démontré que plus dun tiers des protéines synthétisées par lUstilago maydis, le sont uniquement lorsque le champignon se trouve dans les feuilles des plantes de maïs. Linfection des fleurs et des tiges de maïs requiert une production de protéines moins élevée. De même, les protéines fabriquées diffèrent selon la nature des tissus végétaux. Jusquici, les scientifiques pensaient que linfection dune plante par un agent pathogène se produisait selon un schéma unique, valable pour toutes les parties du végétal. Cette étude indique en revanche que les champignons peuvent savérer bien plus flexibles et spécifiques. Cest pourquoi il est parfois difficile de développer des plantes résistantes à  un agent pathogène, notamment si celui-ci est capable dinfecter plusieurs parties de la plante. La résistance dune plante à  un champignon implique en effet le blocage de toutes les voies dinfection possibles. Ustilago maydis diminue également la capacité de la plante à  reconnaitre des protéines étrangères. Ses hyphes (ou filaments) fongiques deviennent donc invisibles au système immunitaire de la plante de maïs et peuvent ainsi se propager de cellule en cellule. Les résultats de létude ont été publiés dans la revue Science du 2 avril 2010 Source de larticle : http://www.synergy-space.com/ |


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